Samedi 29 mai 2010
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Amours d’occasion
Non, ce n’est pas une annonce, mais le titre d’un livre !
Un recueil de nouvelles plus exactement…
Livre d’Enrique Serna paru en 1994 au Mexique et édité en France, par l’Atelier du Gué en 2004.
Traduction de Marie-Ange Brillaud.
Parce qu’il ne fait pas tous les jours beau...
Et que, malgré la grisaille, le chèvrefeuille sent si bon.
Même si nous nous sentons comme un vieux bateau sur l’herbe…
Et encore plus quand on en a un sous les yeux !
…
Amours d’occasion est une succession de nouvelles avec pour thème commun : l’amour. L’amour d’une femme, d’un homme, pour un
enfant, pour la gloire, pour… de…
Pas très nouveau, pensez-vous.
Oui mais…
Mais : « Enrique Serna est un écrivain redoutable. D’emblée, il nous embarque, nous montre l’envers de l’âme humaine… ». Propos relevé
(toujours) en 4ème de couverture et je peux vous promettre que oui, chaque nouvelle vous transporte dans des mondes différents, les narrateurs se suivent et ne se ressemblent vraiment
pas !
Pour commencer une vieille danseuse de cabaret nous raconte sa grande histoire d’amour, puis c’est une Américaine qui décide d’aller à Mexico chercher « Roger », un enfant aperçu à la
télé, au lendemain du tremblement de terre de 1985. Suit le récit d’un curé appelé au chevet de dona Ernestina, moment qu’il attend et qu’il a préparé de longue date…
Après ces trois premières nouvelles, on a besoin de reprendre le souffle, ou du moins ses esprits. Enrique Serna est un magicien que l’on suit avec avidité, il nous emmène sur des territoires
remplis de cactus (facile !) avec des épines pas toujours visibles.
(pas trouvé plus petits...)
Besoin de repos, et pourtant, il ne nous tarde plus qu’une chose ! Retourner dans le livre…
Vient l’histoire de l’enfant sur qui Picasso a peint un minotaure après c’est…
En tout, il y a onze histoires, les narrateurs sont impliqués ou non dans les récits qu’ils nous offrent. A chaque nouvelle, un univers bien planté…
Notre curiosité est en éveil du début à la fin de chacune.
Ma préférée :
Mais il y a aussi…
Petit coucou à Borges :
Précipitez vous chez votre libraire préféré pour le commander. C’est un petit bijou qui n’a pas pris une ride.
Bonne lecture
bea
Ps : après la moitié du livre, on n’hésite à aller plus loin, non par ennui, mais par peur d’arriver à la fin.
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